Paris, 3 fevrier 2013 | Lifestyle

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi, AVANT, j’étais le genre de personne à ne jamais répondre au téléphone (et puis pendant une période je n’avais même pas de téléphone), à ne jamais répondre aux textos et je ne vous parle pas des réseaux sociaux. Avant la création de ce blog c’était le néant total. Instagram ? Connais pas ! Facebook ? Vous y croyez vous à cette fille qui prend une photo de sa main avec une glace à trois boules sur un fond de plage de sable fin, le tout tagué à L.A alors qu’en réalité elle passe son aprèm à la base nautique de Jablines ?

Du coup, il y a quelques mois, j’ai cherché à comprendre mon manque de connexion avec le reste du monde et j’en suis arrivée aux trois conclusions suivantes :
 

1- Le facteur « big brother » : le grand standard. Je crois que je dois sûrement faire partie de cette minorité qui trouve que les réseaux sociaux nous rapprochent bien plus des autres que des nôtres.

2- Le facteur « vie à Paris » : je marche et souvent je cours, je suis en retard, je bosse, je me lève, me lave et m’habille, sans oublier qu’il faut manger et boire. Alors, avec tout cela, comment trouver le temps d’en accorder aux autres ?

3- Le facteur « flemme » (l’un des plus grands problèmes de ma vie, une sorte de colocataire avec qui je cohabite depuis bien trop longtemps) – mais ceci fera l’objet d’un autre billet !
 

Je dois avouer que jusqu’ici mon manque de connexion ne me posait aucun problème. Mais après avoir écouté ma messagerie saturée d’insultes en tout genre (elles ne font pas dans la dentelle mes copines quand elles n’arrivent pas à me joindre), j’ai décidé que le temps était venu de reprendre ma vie sociale en main et de me séparer de ma «coloc». C’est ce que j’appelle l’opération « Keep in touch ».

Voilà le principe (que je recommande à toutes les « procrastinatrices de l’amitié ») : pour nous forcer à nous voir plus souvent (bon quand je dis “nous”, vous aurez compris qu’il ne s’agit que de moi), mes amis et moi avons décidé de choisir un jour par semaine, LE JOUR sacré, celui que personne ne peut annuler, pour partager un goûter. Le lundi, à 17 h 30 tapante nous nous retrouvons autour d’une pâtisserie et d’un thé chez LaDurée. On se raconte nos vies, qui ne changent pas d’une semaine à l’autre. Les maris, les amoureux, les déceptions, les enfants ; les apparts à vendre et ceux à acheter ; les projets professionnels… Et puis il y a aussi toutes ces jolies pièces (qui n’entrent que très rarement dans nos dressings) : les nouvelles espadrilles à semelles compensées de chez Chanel, les brassières de chez Wang, pour ou contre les Baskets Isabel Marant… Quelques blaguent… les vannes fusent et puis sans s’en rendre compte on se retrouve à la terrasse d’un café, un verre de vin blanc à la main. Certaines d’entre nous sont parties, d’autres nous ont rejoint et la faim commence à se faire ressentir jusqu’à ce que l’une d’entre nous ouvre la boite de Pandore : « aller les filles, on va manger ? ». Parti pour un simple goûter on se retrouve huit heures plus tard à essayer de retrouver la voiture dans le parking. Et chaque lundi devient un éternel recommencement.

Tout cela pour vous dire que je me fiche bien des pâtisseries de chez LaDurée (j’ai toujours été une aficionados de Pierre Hermé de toute façon) ou du vin que l’on nous sert en terrasse (deux fois plus cher et deux fois moins bon que ceux que j’ai à la maison), l’idée est que je me suis très vite rendue compte de l’importance de ce genre de rituel, de rester connecter, de ne pas avoir la flemme de faire la chose la plus naturelle qui soit : profiter de ses proches.

Et vous, c’est quoi votre petit truc pour rester connecté ?

Très bon début de semaine à tous.

 
 
web-signature-gaby

COMMENTER